L'autre jour, j'essayais de répondre à la question
" Quel est le meilleur choix que tu aies fait dans ta vie jusqu'ici ? "
La réponse se fit évidente et naturelle.
De tous les choix que j'ai du faire, il y en a un dont je serai pour toujours la plus fière, la plus sereine et la plus heureuse. Depuis maintenant
11 ans, j'ai cessé de consommer les autres espèces animales et leur production.
Je suis végétalienne, à tendance frugivore.
LE DÉCLIC
Je m'étais posé quelques questions quant à la relation entre le cerveau et notre alimentation. Nos cellules, nos neurones et nos connexions
cérébrales , hormonales...
J'apprenais alors que le ventre abrite des centaines de millions de neurones et que les protéines ingérées, leur composition, influençaient
directement sur notre réflexion, notre moral et façon de voir le monde.
Du même coup, je repensais à la nature même de ce que mon corps ingérait et à notre rapport individuel à ce sujet .
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Puis un jour, le déclic se fit durant mon travail étudiant.
Vendant des snacks un 12h dans le quartier bondé de Saint-Lazare, je faisais tomber maladroitement le contenu d'un sandwich jambon-beurre sur le
sol.
Je pris donc le morceau informe, mouillé et rose qui gisait là, pour le mettre à la poubelle. Mais lorsqu'entre mes doigts, je vis pendre au dessus
du gouffre de plastique noir cette matière tremblante, je réalisais alors soudain :
Ceci est un morceau de cadavre.
Fait de chair morte, de tendons et de nerfs.
Et cette question , qui me laissait définitivement en désarroi réel :
Quelle partie d'une créature vivante es-tu en train de retourner aux ordures, dans un vulgaire sac ? Un morceau de cuisse, de hanche, d'épaule
? Saurais-tu seulement le dire ?
En combien d'autres morceaux similaires ce pauvre animal innocent a t'il été découpé ? Pourrions-nous même encore savoir comment le
recomposer?
Je prenais alors avec stupeur mesure de la distance cognitive que nous avions pu mettre entre les autres espèces animales et la nôtre.
A quel point, de façon très intime la confusion, l'aveuglement et le conditionnement, avaient pu se pérenniser et s'ancrer si longtemps en
moi.
Ce jour là,
je rentrais chez moi visionner le discours de Gary Yourofsky,
et ce fût le dernier de ma vie d'omnivore .